jeudi 21 octobre 2010

Chansons II

Bénabar

Bénabar, de son vrai nom Bruno Nicolini ,est né le 16 juin 1969 à Thiais ,au sud est de Paris ,il est auteur compositeur et interprète. C'est un style de chanson populaire,souvent humoristique,où il aime parler de sujets de la vie quotidienne (les copains,les filles,l'amour ,la mort...).
Nous allons écouter trois chansons : les deux premières chansons appartiennent à ses derniers albums, la troisième est plus ancienne et la plus célèbre.







Benabar - Infréquentable

Je t'aime, mais en pensant à mal
Parce que tout passe et tout finit
Sans la moindre morale
Prêt à tout pour que tu m'aimes aussi

Je ne suis pas fréquentable
Je t'ai sûrement perdue d'avance
Tout ça n'est pas très équitable
Je n'ai rien pour ma défense

Au lieu d' rougir de tous mes vices
J' voudrais en plus qu'ils soient versa
J'aimerais que tu nourrisses
Les mêmes sentiments pour moi
Les sentiments les plus bas

Je t'aime avec un mauvais fond
Parce qu'au fond, je n'y crois plus
Et préméditation
Depuis la première fois que je t'ai vue

Je suis un félon et un traître
Pour que tu me prennes la main
Je pourrais même peut-être
Donner l'adresse de Jean Moulin

Je suis égoïste et avare
Ça non, je te partagerai pas
Je nourris à ton égard
Les sentiments les plus bas

J'ai pas d'honneur, pas de dignité
J'irai pleurer sous ta fenêtre
Ce qui te déplaît, je t' le cacherai
Je suis un lâche, un malhonnête
Je reconnais, je suis pervers
J'ai plein d'idées derrière la tête
En plus, je chante la bouche pleine

J' suis ridicule
J' me sens comme un cheval au galop
En plus mes métaphores sont nulles
Je suis pas du tout au niveau

J'ajoute que j'ai pas de caractère
Tu feras c' que tu veux de moi
Les sentiments que tu m'inspires
Sont décidément très bas

Combien de fois faut qu' j' le répète
Moi, l'impatient compulsif
Je t'aime, bordel, c'est clair et net
Je suis grossier et agressif

Monomaniaque obsessionnel
Il n'y a qu'à toi que je pense
Je suis flatteur professionnel
"T'es belle, gentille et pis t'es douce"

J'ai pas d' parole, je suis parjure
J'avais déjà dit à une autre
Que c'est elle que j'aimerais toujours
Je suis un menteur, j'ai même pas honte !

Aucune vertu, tous les défauts
Il m'arrive de penser qu'un jour
J' suis pas crédible et mégalo
Ça s' trouve... tu m'aimeras en retour
Paroles de chansons

lundi 18 octobre 2010

Chansons I

Ces jours- ci, je vous invite à découvrir, écouter ou peut-être bien réécouter des chanteurs, auteurs- compositeurs dont nous avons parlé en cours par le biais des leçons du livre de Français.
Abd Al Malik


Abd Al Malik,d'origine congolaise et de son vrai nom Régis Mikano- Fayelle, est né à Paris le 14 mars 1975. C' est un chanteur, rappeur,slammeur et compositeur: il chante et il récite. Il s'inspire du rap, du jazz et du slam. Le slam apparaît dans les années 80 à Chicago , c'est faire de la poésie un spectacle. A travers ses paroles récitées et images poétiques, il parle d'injustice mais aussi de paix,d'amour, de tolérance au-delà des différentes croyances.Toutes ces idées apparaissent dans Gibraltar, la première chanson que nous écouterons .
Par ailleurs, il se sent profondément attiré par la Chanson française et dans Les Autres , il reprend ,de ce fait, une chanson de Jacques Brel, Ces Gens-là.(écoutez bien la première et la dernière stophe)
Les Autres, c'est la 2º chanson que nous écouterons et en dernier lieu la chanson de Jacques Brel, Ces gens-là.





Paroles, Gibraltar

Abd Al Malik - Gibraltar

Sur le détroit de Gibraltar, y'a un jeune noir qui pleure un rêve qui prendra vie, une fois passé Gibraltar.
Sur le détroit de Gibraltar, y'a un jeune noir qui se d'mande si l'histoire le retiendra comme celui qui portait le nom de cette montagne.
Sur le détroit de Gibraltar, y'a un jeune noir qui meurt sa vie bête de "gangsta rappeur" mais ...
Sur le détroit de Gibraltar, y'a un jeune homme qui va naître, qui va être celui qu'les tours empêchaient d'être.
Sur le détroit de Gibraltar, y'a un jeune noir qui boit, dans ce bar où les espoirs se bousculent, une simple canette de Fanta.
Il cherche comme un chien sans collier le foyer qu'il n'a en fait jamais eu, et se dit que p't-être, bientôt, il ne cherchera plus.
Et ça rit autour de lui, et ça pleure au fond de lui.
Faut rien dire et tout est dit, et soudain ... soudain il s'fait derviche tourneur,
Il danse sur le bar, il danse, il n'a plus peur, enfin il hurle comme un fakir, de la vie devient disciple.
Sur le détroit de Gibraltar y'a un jeune noir qui prend vie, qui chante, dit enfin à‚« je t'aime à‚» à cette vie.
Puis les autres le sentent, le suivent, ils veulent être or puisqu'ils sont cuivre.
Comme ce soleil qui danse, ils veulent se gorger d'étoiles, et déchirer à leur tour cette peur qui les voile.
Sur le détroit de Gibraltar, y'a un jeune noir qui n'est plus esclave, qui crie comme les braves, même la mort n'est plus entrave.
Il appelle au courage celles et ceux qui n'ont plus confiance, il dit : "ramons tous à la même cadence !!!".
Dans le bar, y'a un pianiste et le piano est sur les genoux, le jeune noir tape des mains, hurle comme un fou.
Fallait qu'elle sorte cette haine sourde qui le tenait en laisse, qui le démontait pièce par pièce.
Sur le détroit de Gibraltar, y'a un jeune noir qui enfin voit la lune le pointer du doigt et le soleil le prendre dans ses bras.
Maintenant il pleure de joie, souffle et se rassoit.
Désormais l'Amour seul, sur lui a des droits.
Sur le détroit de Gibraltar, un jeune noir prend ses valises, sort du piano bar et change ses quelques devises,
Encore gros d'émotion il regarde derrière lui et embarque sur le bateau.
Il n'est pas réellement tard, le soleil est encore haut.
Du détroit de Gibraltar, un jeune noir vogue, vogue vers le Maroc tout proche.
Vogue vers ce Maroc qui fera de lui un homme ...
Sur le détroit de Gibraltar ... sur le détroit de Gibraltar ...
Vogue, vogue vers le merveilleux royaume du Maroc,
Sur le détroit de Gibraltar, vogue, vogue vers le merveilleux royaume du Maroc ...

Paroles de chansons




bd Al Malik - Les autres

Moi, moi quand j'étais petit, j'avai mal
c'était l'état de mon esprit, je suis né malade
sur l'echelle de Richter de la misère, malade ça vaut bien 6
quelques degrés en dessous de là où c'est gradué "fou"

J'étais voleur et avant d'aller voler, je priais
je demandais à Dieu de ne pas me faire attrapper
je lui demandais que la pêche soit bonne
qu'à la fin de la journée, le liquide déborde de mes poches
bien souvent, j'ai failli me noyer, j'ai été à sec aussi, souvent....
quand je croisais papa, le matin, aller travailler avec sa 102 bleue
en rentrant, le matin, de soirée, j'me disais "c'est un bonhomme mon vieux"
ensuite, j'me faufilais dans mes couvertures et j'dormais toute la journée
le style "Vampire" dormir la journée et rôder une fois le soleil couché
le genre de prédateur à l'envers, le genre qui à la vue d'un poulet meurt de peur
je ne me suis jamais fait prendre, et si j'avais été pris, aux keufs, j'aurais dit....

J'étais beau-parleur et je souriais aux filles en jean's avec de grosses ceintures
celles qui aiment bien l'odeur que degagent les gars
qui ont la reputation d'être des ordures
le genre à jurer sur la vie de sa mère dès qu'il ouvre la bouche
rêve de BMW pour asseoir à la place du mort celle qui couche
dans mon monde, un mec comme moi, c'est le top
j'aurais été une fille, on m'aurait traité de sal....
quand je croisais ma soeur avec ses copines dans le quartier
moi, qui allait en soirée, j'lui disais "rentre à la baraque !, va faire à bouffer !"
ensuite, j'allais rejoindre mes copines, celles qui me faisaient bien délirer
celles qui, comme moi, avaient un pére, une mère
peut-être bien des frères et soeurs qui sait.....
mais moi, du genre beau parleur à l'endroit, sans foi ni loi
mais c'était pas moi le chien, mais....

Et puis du jour au lendemain, j'ai viré prêcheur
promettant des flammes aux pêcheurs et des femmes aux bons adorateurs
comme si Dieu avait besoin de ça pour mériter qu'on l'aime
mais moi, moi pour que les autres m'aiment, moi
moi, j'en ai dit des choses pas belles et j'en ai acceptées aussi
on m'a dit "t'es noir, tu veux te marier avec elle, mais t'es noir...."
les autres y disaient comme ça, qu'elle était trop bien pour moi
donc moi, moi j'faisais de la peine à voir
moi, j'continuais ma parodie, mon escroquerie spirituelle
sauf que, j'me carottais moi-même, j'étais devenu un mensonge sur pattes
qui saoule grave et qui sait même pas ce qu'il dit
qui voit même pas que c'est un malade et qui dit comme ça
tout le dit y dit comme ça....

Et je vous dis monsieur, je vous dis monsieur,
quand je pense à tout ça, je pleure

REFRAIN :

Les autres, les autres, c'est pas moi c'est les autres....
Paroles de chansons